Biodiversité en France : ce que révèle le nouveau rapport européen sur l’état des espèces

Un nouveau bilan vient chiffrer l’état de la biodiversité en France : le 4e rapport européen de la directive « Habitats, Faune, Flore », publié début septembre 2026 par le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN) en lien avec l’Office français de la biodiversité (OFB), dresse le bilan 2019-2024 de 129 habitats naturels et 307 espèces animales et végétales suivis sur le territoire. Le constat est net : malgré des connaissances scientifiques toujours plus précises, la dégradation se poursuit. Voici ce qu’il faut retenir, groupe par groupe, et ce que cela change concrètement.

Un pays très riche, mais parmi les plus exposés au monde

La France héberge 23 086 espèces endémiques, soit 10,7 % des 216 410 espèces recensées sur son territoire (métropole et outre-mer compris) — un patrimoine qui la classe parmi les dix pays au monde comptant le plus grand nombre d’espèces menacées à l’échelle planétaire, avec 2 565 espèces mondialement menacées présentes sur son sol. À l’échelle nationale, le Comité français de l’UICN recense 2 903 espèces menacées, soit 16,7 % des espèces évaluées, et 189 espèces déjà disparues du territoire.

Quels groupes sont les plus touchés ?

La part d’espèces menacées varie fortement selon les groupes. Ce tableau comparatif, basé sur les données de la Liste rouge nationale de l’UICN France, permet de situer chaque famille d’espèces :

Groupe Part d’espèces menacées en France
Oiseaux nicheurs 32 %
Crustacés d’eau douce 28 %
Reptiles 24 %
Amphibiens 23 %
Poissons d’eau douce 19 %
Mammifères 14 %

Deux indicateurs de suivi dans la durée confirment cette tendance : l’indice qui mesure l’état des populations d’oiseaux communs spécialistes (ceux inféodés à un habitat précis, comme les zones agricoles ou les milieux forestiers) a perdu 37 points entre 1989 et 2024 en France métropolitaine. Les chauves-souris les plus communes, elles, ont vu leurs effectifs chuter de 43 % entre 2006 et 2021.

Pourquoi c’est important, au-delà des chiffres

Ces déclins ne sont pas de simples statistiques : oiseaux insectivores, chauves-souris et amphibiens rendent des services concrets (régulation des insectes, pollinisation indirecte, indicateurs de qualité de l’eau et des sols). Leur recul traduit une dégradation plus large des habitats — haies, zones humides, prairies naturelles — que le rapport DHFF est justement chargé de suivre tous les six ans à l’échelle européenne.

À l’échelle d’un jardin ou d’un balcon, des gestes simples et déjà largement documentés permettent d’agir : installer un hôtel à insectes adapté à son espace extérieur, adhérer à un label ou un réseau de jardins favorables à la biodiversité comme un Refuge LPO, ou encore signaler une observation utile en utilisant un site dédié au signalement d’une espèce invasive ou blessée : chaque donnée remontée alimente justement les inventaires scientifiques qui nourrissent ce type de rapport.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que la directive « Habitats, Faune, Flore » ?

C’est un texte européen qui impose aux États membres de suivre, tous les six ans, l’état de conservation d’habitats naturels et d’espèces jugés d’intérêt communautaire. En France, la coordination scientifique est assurée par le MNHN, en lien avec l’OFB, les conservatoires botaniques et de nombreuses associations naturalistes.

Qui a le plus reculé depuis les années 1990 ?

Les oiseaux communs spécialistes de milieux précis (agricoles notamment) et les chauves-souris les plus courantes affichent les baisses les plus documentées sur longue période, avec respectivement -37 points depuis 1989 et -43 % depuis 2006 pour les chauves-souris.

Ces données sont-elles accessibles au public ?

Oui : l’ensemble des méthodologies, des rapportages complets et des bases de données de l’évaluation est mis en ligne gratuitement sur l’Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN), porté par le MNHN.

Sources

UICN Comité français — La liste rouge des espèces menacées en France
Office français de la biodiversité — Mise en œuvre des directives Habitats-Faune-Flore et Oiseaux
Faune Sauvage — Biodiversité en France : un bilan 2026 alarmant

Article mis à jour le 15 septembre 2026.

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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