Quel est l’impact environnemental de l’équitation aujourd’hui ?

L’équitation passionne des millions de cavaliers en France et dans le monde entier. Derrière les pistes et les paddocks se cachent pourtant des réalités que peu de pratiquants examinent vraiment. Les centres équestres, les chevaux eux-mêmes et l’équipement du cavalier pèsent sur l’environnement d’une façon que beaucoup sous-estiment encore. Le sol, l’eau et la faune locale en subissent les effets. Il est temps de regarder ces réalités en face.

Un cheval émet des gaz à effet de serre tout au long de l’année

Chaque cheval relâche du méthane lorsqu’il digère ses aliments. Ce gaz réchauffe le climat bien plus vite que le Co₂. Pour les cavaliers qui souhaitent s’équiper correctement et suivre l’actualité équestre, cliquez ici sans hésiter. Un seul cheval produit entre 18 et 45 kg de méthane chaque année, selon son régime et sa taille.

À l’échelle d’une écurie de vingt chevaux, ces chiffres montent très vite. Le fumier contribue aux émissions d’azote qui fragilisent les nappes phréatiques. Le sol des paddocks se tasse sous le poids des sabots : l’eau de pluie ne s’y infiltre plus correctement. Les espaces que les chevaux occupent comme pâturages coupent les couloirs que la faune sauvage emprunte pour circuler.

Choisissez du foin local pour votre cheval. Évitez les aliments que l’on importe de loin : cela diminue directement l’empreinte carbone de votre pratique. La litière des boxes mérite aussi un examen sérieux. Certaines litières se compostent bien mieux que d’autres et enrichissent les sols agricoles des fermes voisines.

Les centres équestres sollicitent les ressources naturelles en permanence

Un centre équestre consomme des milliers de litres d’eau chaque semaine. Les douches des chevaux, l’entretien des boxes et l’arrosage des carrières absorbent cette eau en grande quantité. Les produits chimiques pour les animaux et les bâtiments finissent parfois dans les sols et les cours d’eau voisins. Les haies que les propriétaires suppriment pour dégager l’espace nuisent aux oiseaux et aux insectes du voisinage.

L’IFCE suit le monde équestre en France depuis des décennies. L’institut publie sur son site des analyses utiles sur la gestion des équidés et conduite d’élevage. Suivez les conseils utiles et vérifiez les étiquettes des soins que vous achetez pour votre cheval. Certains composants nuisent aux vers de terre et aux pollinisateurs. Préférez des formules douces et des emballages que l’on peut recharger ou réutiliser. Ces choix du quotidien font une vraie différence sur le long terme.

Des gestes du quotidien permettent de limiter l’empreinte du cavalier

L’équipement du cavalier entre aussi dans le bilan écologique de cette discipline. Un manteau, des bottes ou un casque nécessitent des matières premières que les fabricants extraient de façon très énergivore. Orientez-vous vers des marques qui travaillent avec des matières durables. Cherchez aussi des articles de seconde main : la qualité reste souvent au rendez-vous.

Les soins du cheval méritent aussi un regard critique. Les shampoings et les sprays du marché contiennent souvent des composants chimiques qui finissent dans l’eau et dans le sol. Choisissez des produits avec des formules douces et des emballages que l’on peut réutiliser ou recharger. Le trajet vers le centre équestre est le facteur le plus lourd. Covoiturez avec d’autres cavaliers pour diviser l’empreinte de vos déplacements.

Il est possible de compenser votre empreinte environnementale du fait de l’équitation. À cet effet, cliquez ici pour avoir des idées intéressantes.

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