Hydrolien et houlomoteur : comparatif des innovations marines françaises

Après les comparatifs sur le hydrogène vert made in France, cap sur une autre famille d’innovations vertes françaises encore peu connue du grand public : l’énergie marine renouvelable. Hydrolien et houlomoteur désignent deux façons de transformer la mer en électricité, et plusieurs entreprises tricolores testent aujourd’hui leurs technologies en conditions réelles. Mise à jour : 20 octobre 2026.

Pourquoi l’énergie marine monte en puissance en France

La France dispose d’un des meilleurs gisements d’Europe pour l’énergie des courants, notamment dans le Raz Blanchard au large du Cotentin, et d’une façade atlantique exposée à une houle régulière. Contrairement à l’éolien en mer, qui capte le vent, le hydrolien capte l’énergie cinétique des courants marins ou fluviaux via des turbines immergées, tandis que le houlomoteur transforme le mouvement des vagues en électricité grâce à un flotteur ou une structure oscillante. Ce sont deux briques complémentaires des innovations vertes françaises à suivre en 2026.

Trois acteurs français qui captent l’énergie de la mer

  • HydroQuest (projet FloWatt, avec Qair) : des hydroliennes à axe vertical destinées au Raz Blanchard, au large du Cotentin. Le projet prévoit sept turbines de 2,5 MW chacune (17,5 MW au total), construites aux Constructions Mécaniques de Normandie (CMN) à Cherbourg. FloWatt a obtenu un financement de 65 millions d’euros de l’État ainsi que 20 millions d’euros du Fonds pour l’innovation de l’Union européenne ; les premiers travaux sont attendus dès 2026, pour une mise en service visée autour de 2028.
  • Eel Energy : une hydrolienne biomimétique à membrane ondulante, inspirée de la nage des poissons, conçue par cette entreprise de Boulogne-sur-Mer. Après un démonstrateur de 50 kW testé en rade de Brest puis une ferme pilote fluviale de 50 kW installée sur le Rhône près de Lyon, l’entreprise prépare un dispositif sous-marin de 1 MW (deux générateurs de 500 kW) dont les essais sont annoncés pour 2026.
  • Seaturns : un houlomoteur (flotteur capteur de houle) développé par cette société, qui a levé 2,45 millions d’euros à l’été 2026 via une campagne de financement participatif réunissant plus de 1 500 contributeurs, aux côtés de ses actionnaires historiques Team for the Planet et l’investisseur Sébastien Duez. Son premier flotteur grandeur réelle, long de plus de 15 mètres et pesant plus de 40 tonnes, a été construit à Saint-Nazaire ; des essais au large de l’estuaire de la Gironde doivent précéder une commercialisation envisagée dès la fin 2026.

Tableau comparatif

Entreprise Technologie Zone d’essai / déploiement Puissance Financement récent Étape 2026
HydroQuest / Qair (FloWatt) Hydrolien à axe vertical Raz Blanchard, Cotentin 7 x 2,5 MW = 17,5 MW 65 M€ (État) + 20 M€ (UE) Début des travaux, turbines construites à Cherbourg
Eel Energy Hydrolienne biomimétique à membrane ondulante Brest puis Rhône (Lyon), essais en mer Démonstrateur 1 MW (2 x 500 kW) Financements R&D successifs Essais du dispositif sous-marin 1 MW
Seaturns Houlomoteur à flotteur Saint-Nazaire puis estuaire de la Gironde Flotteur grandeur réelle > 40 tonnes 2,45 M€ (financement participatif, été 2026) Essais en mer, commercialisation envisagée fin 2026

Où en est la filière par rapport au réseau électrique

Fin 2026, aucun de ces dispositifs n’alimente encore le réseau à grande échelle : tous sont en phase de démonstrateur ou de pré-commercialisation, avec une viabilité industrielle plutôt attendue vers 2029-2030 selon les acteurs du secteur. En attendant que l’énergie marine rejoigne le mix électrique, les particuliers qui veulent déjà une électricité d’origine renouvelable peuvent comparer les fournisseurs d’électricité verte actuellement disponibles.

Questions fréquentes

Quelle différence entre hydrolien et houlomoteur ?

L’hydrolien capte l’énergie cinétique des courants marins ou fluviaux grâce à des turbines immergées, tandis que le houlomoteur transforme le mouvement de la houle en électricité via un flotteur ou une structure oscillante. Les deux appartiennent à la famille des énergies marines renouvelables, à ne pas confondre avec l’éolien en mer, qui capte le vent au-dessus de l’eau.

Ces technologies sont-elles déjà raccordées au réseau électrique français ?

Pas encore à grande échelle fin 2026. Le projet FloWatt vise une mise en service autour de 2028, et Seaturns espère une première commercialisation fin 2026, mais il s’agit pour l’instant de démonstrateurs ou de pré-séries.

Où en est la France par rapport aux autres pays sur l’énergie marine ?

La France dispose d’atouts naturels, avec l’un des meilleurs gisements de courants d’Europe au Raz Blanchard et une façade atlantique propice à la houle, ainsi que plusieurs entreprises pionnières. Le secteur reste toutefois moins mature que l’éolien en mer, la plupart des projets étant encore au stade du démonstrateur.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

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