Depuis le 1er septembre 2026, chaque commande passée sur Shein ou Temu coûte un peu plus cher. Un malus environnemental s’applique désormais à l’ultra fast-fashion, avec un montant qui varie selon le type de vêtement — et qui va grimper chaque année jusqu’en 2030.
Une loi votée cet été, applicable dès la rentrée
Le texte a été adopté définitivement par le Parlement le 29 juin 2026, promulgué le 8 juillet, puis mis en application dès le 1er septembre pour son volet financier. Concrètement, un malus est désormais ajouté au prix de chaque pièce répondant à la définition de l’ultra fast-fashion, avant même la mise en rayon ou l’ajout au panier.
Shein et Temu visés, Zara et H&M largement épargnés
Le dispositif ne s’applique pas à toute la mode à petit prix : il cible spécifiquement les plateformes d’ultra fast-fashion basées hors Union européenne, au rythme de renouvellement extrême — Shein, Temu, AliExpress en tête. Les enseignes de fast-fashion « classique » implantées dans l’UE, comme Zara, H&M, Primark ou Uniqlo, échappent largement au malus, ce qui a fait débat chez une partie des associations de mode éthique jugeant le filtre trop étroit.
Combien coûte le malus, catégorie par catégorie
Quinze catégories de vêtements sont concernées : sous-vêtements, chaussettes, chemises, jeans, jupes, robes, maillots de bain, manteaux, vestes, pantalons, pulls, t-shirts, polos et survêtements. Le montant grimpe chaque année jusqu’en 2030, et ne peut jamais dépasser 50 % du prix de vente du produit.
| Catégorie | Malus 2026-2027 | Malus prévu en 2030 |
|---|---|---|
| Sous-vêtements (boxer, slip, caleçon) | 0,50 centime | 2 euros |
| Jean | 9 euros | environ 14 euros |
| Manteaux et vestes | 12 euros | 19,50 euros |
Autre garde-fou prévu par le texte : le malus ne peut jamais dépasser la moitié du prix affiché de l’article, pour éviter qu’une pièce à 3 euros se retrouve taxée à 9 euros.
Deux autres leviers, moins immédiats
Le volet financier n’est que la première marche. La loi prévoit aussi une interdiction de publicité pour l’ultra fast-fashion à partir du 1er janvier 2027, qui visera également les partenariats avec des influenceurs, ainsi que l’obligation d’afficher des messages de sensibilisation à l’impact environnemental sur les sites et applications concernés.
Ce que ça change pour un achat responsable
Pour un budget vêtements identique, l’écart de prix entre l’ultra fast-fashion et une pièce durable se resserre mécaniquement, au fil des hausses prévues jusqu’en 2030. C’est aussi l’occasion de comparer plus sereinement les marques françaises de mode éthique, dont les prix restent stables, contrairement au modèle de production à très haute cadence que l’ultra fast-fashion impose à l’environnement.
Questions fréquentes
Le malus s’applique-t-il à toutes les commandes sur Shein et Temu ?
Il s’applique à quinze catégories de vêtements précises (sous-vêtements, jeans, manteaux, t-shirts, etc.) commercialisées par les plateformes d’ultra fast-fashion visées par la loi ; les accessoires et autres produits ne sont pas concernés par ce malus textile.
Zara ou H&M sont-ils aussi taxés ?
Non, ces enseignes de fast-fashion classique, implantées dans l’Union européenne, échappent largement au dispositif, qui cible en priorité les plateformes d’ultra fast-fashion au rythme de renouvellement extrême.
Le montant du malus va-t-il encore augmenter ?
Oui, la loi prévoit une hausse progressive chaque année jusqu’en 2030, où les montants pourront atteindre 2 euros pour les catégories les moins chères et environ 19,50 euros pour les manteaux et vestes, dans la limite de 50 % du prix du produit.
Sources
- Carenews — Le malus visant Shein et Temu entre en vigueur
- Friptadium — Barème du malus fast-fashion par article, 2026-2030
- Le Cercle Points — Ce que change la loi sur les vêtements jetables
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale
